En savoir plus sur le métier de couvreur
1/ Description du métier de couvreur
2/ Le métier de couvreur : Des conditions de travail difficiles
3/ Quelles sont les perspectives du métier de couvreur ?
4/ Quels diplômes pour devenir couvreur ?
5/ Profession couvreur : Quel salaire ?
6/ Métier et formations de couvreur : Liens utiles
7/ Auteur de l'article : Couvreur 91 entreprise de couverture dans
le département de l'Essonne
1/ Description du métier de couvreur
La couverture fait partie des métiers du bâtiment, au même titre que la maçonnerie ou la plomberie. Le couvreur réalise, entretient, répare et rénove les couvertures des maisons individuelles, des immeubles et des bâtiments professionnels. Son travail contribue à protéger le bâtiment contre la pluie, la neige et les autres intempéries.
Pour cela, il prépare les supports, pose les matériaux de couverture et réalise les raccords nécessaires pour empêcher les infiltrations. Selon ses compétences, il intervient également sur les gouttières, les ouvrages de zinguerie, les fenêtres de toit ou l’isolation. Source : Onisep.
Les matériaux et les techniques employés varient selon les bâtiments et les régions. Parmi les principales couvertures, on trouve :
Les tuiles, en terre cuite ou en béton.
Les ardoises, naturelles ou en fibres-ciment.
Les couvertures métalliques, notamment en zinc, en acier ou en cuivre.
Les bardeaux bitumés, aussi appelés shingles.
Le chaume, qui demande un savoir-faire particulier.
Un couvreur peut travailler plusieurs matériaux ou se spécialiser dans certains types de toitures. Il doit maîtriser les techniques de pose et de réparation correspondant aux ouvrages sur lesquels il intervient. Certains projets font également appel à des compétences complémentaires :
Les installations photovoltaïques en toiture : les panneaux peuvent être posés au-dessus de la couverture ou intégrés à celle-ci, selon le système choisi. Leur installation associe des compétences en couverture et en électricité.
Les toitures végétalisées : la végétation est installée au-dessus d’un système d’étanchéité adapté, avec notamment des couches permettant le drainage et la croissance des plantes. Leur réalisation mobilise des compétences spécifiques, en particulier en étanchéité.
Ces interventions ne sont donc pas proposées systématiquement par toutes les entreprises de couverture.
2/ Le métier de couvreur : Des conditions de travail difficiles
Le métier de couvreur s’exerce principalement à l’extérieur. La chaleur, le froid, le vent ou la pluie peuvent rendre les conditions de travail difficiles. L’organisation des chantiers doit donc tenir compte de la météo, avec des adaptations ou une interruption lorsque les conditions ne permettent plus de travailler en sécurité.
Le métier demande également de l’endurance et de la mobilité. Le couvreur transporte des matériaux et travaille régulièrement à genoux ou accroupi, parfois dans des positions inconfortables.
Enfin, travailler en hauteur exige de la prudence, de l’équilibre et une formation à la sécurité. Les échafaudages, les protections contre les chutes et les équipements adaptés sont essentiels. Une forte peur du vide peut constituer une difficulté à prendre en compte avant de s’engager dans cette voie. Une découverte du métier dans un cadre encadré permet de mieux comprendre ses exigences et d’évaluer si l’on s’y sent à l’aise.
3/ Quelles sont les perspectives du métier de couvreur
Le métier de couvreur est accessible aux femmes comme aux hommes et offre plusieurs possibilités d’évolution. Avec l’expérience et des formations complémentaires, un professionnel peut devenir couvreur-zingueur, se spécialiser dans un matériau, comme l’ardoise ou le zinc, ou s’orienter vers la restauration de toitures anciennes. Intervenir sur des monuments historiques demande notamment de maîtriser les matériaux et les techniques traditionnelles adaptés à ces bâtiments.
Un couvreur expérimenté peut également devenir chef d’équipe ou chef de chantier, pour organiser les travaux et encadrer d’autres professionnels.
Enfin, certains choisissent de créer ou de reprendre une entreprise de couverture. Aux compétences du métier s’ajoutent alors celles de l’entrepreneuriat : trouver des clients, établir les devis, gérer les dépenses et organiser les chantiers.
4/ Quels diplômes pour devenir couvreur ?
Plusieurs formations permettent d’apprendre le métier de couvreur ou de se spécialiser :
CAP couvreur : pour apprendre les techniques de pose, d’entretien et de réparation des couvertures.
BP couvreur — brevet professionnel : pour approfondir ses compétences et se former à l’organisation des travaux.
Certificat de spécialisation (CS) zingueur, anciennement mention complémentaire zingueur : pour se spécialiser dans les ouvrages métalliques de couverture et l’évacuation des eaux de pluie.
Bac professionnel interventions sur le patrimoine bâti, option C couverture : notamment pour intervenir sur les toitures de bâtiments anciens. Source : Onisep.
D’autres diplômes préparent à des métiers proches ou permettent d’élargir ses compétences, selon son parcours :
CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics.
BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics.
Ces deux formations concernent plus particulièrement la protection des bâtiments contre les infiltrations, notamment les travaux d’étanchéité des toitures-terrasses. CAP étancheur et BP étanchéité.
Après le baccalauréat, des études peuvent également être poursuivies vers la conception et l’organisation des chantiers :
BTS enveloppe des bâtiments : conception et réalisation : pour les projets concernant notamment les façades, les couvertures et l’étanchéité. Source : Onisep.
BTS systèmes constructifs bois et habitat : davantage orienté vers la construction bois et la charpente. Source : Onisep.
Ces BTS préparent à des fonctions techniques et d’organisation plus larges ; ils ne sont pas nécessaires pour débuter comme couvreur.
5/ Profession couvreur : Quel salaire ?
Le salaire d’un couvreur débutant est indiqué à partir de 1 868 € brut par mois par l’Onisep, consultée en septembre 2026. Ce montant constitue un repère : la rémunération varie selon l’entreprise, la région, les qualifications et les conditions du poste. Elle peut progresser avec l’expérience et la prise de responsabilités, notamment en devenant chef d’équipe. Source : Onisep.
Un couvreur qui crée son entreprise peut obtenir des revenus plus élevés, mais ceux-ci ne sont pas garantis. Ils dépendent du nombre de chantiers, des dépenses et de la rentabilité de l’entreprise. Au travail de couverture s’ajoutent alors la recherche de clients, l’établissement des devis, l’organisation des chantiers et, selon la taille de l’entreprise, la gestion d’une équipe. Le chiffre d’affaires ne correspond donc pas au revenu personnel du dirigeant.
6/ Métier et formation de couvreur : Liens utiles
Pour découvrir le métier de couvreur, préparer une formation ou envisager une reconversion, vous pouvez consulter les ressources suivantes :
Les Compagnons du Devoir : pour vous renseigner sur les métiers et les parcours de formation proposés.
AFPA : formation de couvreur-zingueur : pour découvrir le programme, les conditions d’accès et les possibilités de formation.
CIDJ : découvrir le métier de couvreur : pour comprendre les activités, les conditions de travail, les formations et les évolutions professionnelles.
7/ Auteur de l'article : STG Couverture, entreprise de couverture située en Île-de-France












Commentaires